L’opium spirituel

Je pense que c’est le moment d’arrêter. 1460h de visionnage en 2 ans de YouTube Premium, c’est-à-dire 60 jours. 2 mois entiers de ma vie. J’attendais de trouver par quoi le remplacer. Je pense que maintenant j’ai trouvé : les articles internet. En gros, internet, mais pas les réseaux sociaux (YouTube, Facebook, Insta, Tiktok, X et compagnie).

Cette décision va dans la continuité de ma décision de supprimer ces autres réseaux sociaux. Je n’ai aucun regret aujourd’hui, et aucun sentiment de « manque » de ces réseaux sociaux. Vraiment, je vis très bien. Je n’ai loupé aucune « grosse info », aucune chose dont j’avais réellement besoin.

Je reprends l’expression du gouvernement chinois, « d’opium spirituel », qui l’a utilisée pour les jeux vidéo, je crois. C’est vrai, c’est comparable à une drogue : ça mobilise totalement l’attention de millions de gens, qui sont passifs, totalement tournés vers ce qui se passe sur un écran. La seule différence est qu’on voit leur drogue en même temps qu’eux, et ce qu’elle produit.

Mon site m’a sauvé

Maintenant, je me sens plus en sécurité sur mon site que sur YouTube. Je me sens mieux devant cette page blanche, avec mes lettres et mon clavier. Aujourd’hui, je suis passé à l’extension LanguageTool en premium pour me permettre d’écrire sans faute. J’aime de plus en plus cette activité. L’écriture est libératrice. Ça me permet de faire quelque chose, d’être acteur, et d’au moins faire une action qui me rapportera un bénéfice, soit de compétence, d’expérience et de connaissances accumulées, soit d’argent (plus tard).

Je vais remplacer totalement toute ma « consommation » d’internet par uniquement des articles sur internet, des recherches Google, et des discussions avec ChatGPT ou Gemini. Mon but est de me détacher de cette addiction, et de revenir au réel, rencontrer des gens dans la vie réelle. Et ne considérer que tout ce qui a un écran comme un outil de travail, quelque chose d’un peu « empirique », « ancien », même un peu moche, mais pour ne pas m’hypnotiser justement. C’est ça la gloire du vieux internet. Juste un outil, pas une addiction.

Je pense que la musculation et mes 200 pompes par jour m’aident à m’émanciper aussi. À me détacher de cette hypnose, à reprendre contrôle de mon corps et de mon esprit.

J’arrête de consommer, mais pas de produire

Je suis un vendeur, mais pas un acheteur. Je vais tirer mon épingle du jeu. Pour se libérer du jeu, il faut le nourrir. YouTube n’en reste pas moins un marché, une entreprise qui rémunère des gens. Sauf que c’est un marché légal, et ouvert à tous. C’est acceptable dans la société. Vendre de la drogue ne l’est pas.

Alors oui, je me compare maintenant au PDG de TikTok qui interdit l’appli à ses enfants, ou au PDG de compagnies de cigarettes qui ne fument pas. Ben quelque part, c’est pareil pour plein d’autres business : un vendeur de montres n’en porte pas forcément, un constructeur de voiture de luxe n’en a pas forcément, un travailleur du bâtiment ne construit pas forcément sa maison. Cela serait bête de quitter une appli, pour le temps qu’elle prend, mais sans en garder les avantages : partager un travail personnel qui va apporter reconnaissance et argent. Cela va même me rendre beaucoup plus productif, et faire des vidéos plus travaillées.

Les youtubeurs que je vois quand j’ouvre la page sont des collègues, pas des amis ou des employés. Ce sont des concurrents, et il ne faut pas que je m’oublie en me laissant impressionner par leur danse, leur théâtre, quand je dois moi-même travailler pour subvenir à mes propres besoins.

J’arrête les clips de musique pour les remplacer par le storytelling

Je pense qu’en France, et qu’en étant un homme aussi, les clips de musique ne sont pas forcément le format le plus adapté, avec le plus de succès. Peut-être que ça viendra plus tard, peut-être que les gens s’intéresseront plus tard à ma musique. Je pourrais y revenir dans quelques années, si l’envie m’en prend. Mais là, en attendant, ça me coûte cher, et sans réellement beaucoup de vues. 70€ par musique, et 60€ par promotion. Pour avoir juste les 1000 vues de la promotion, et 300 abonnés (ça, non négligeable pour moi quand même). Mais à part ça, 0 commentaires, 0 communauté active. J’ai l’impression d’être une chaîne morte.

C’est pas grave, j’ai testé, ça m’a permis de voir autre chose. Je pourrai y revenir plus tard. Mais maintenant, j’ai envie de faire des vidéos du même type que Sébastien Koubar, des vidéos storytelling de 20-30 minutes, où j’apprends des choses, où j’apprends des choses au public, et qui donnent envie de cliquer, parce que le sujet intéresse beaucoup de monde.

Un bon business ne doit réquérir aucune somme astronomique à verser.

Je vais partir d’un constat : je trouve qu’internet, les articles de blogs et de journaux ont suffisamment de contenu gratuit et de valeur, pour que je puisse en faire des vidéos pendant plusieurs années et gagner ma vie avec.

J’ai souvent été intéressé par Statista, en me demandant si ça valait le coup de prendre l’abonnement premium, mais c’est très cher : 200 €/mois. Autant qu’Adobe Stock illimité. Bon, tant pis, je vais garder Adobe Stock et ne pas prendre Statista, et me concentrer sur tout le contenu gratuit que je peux trouver. Ce qui m’intéresse particulièrement sont :

  • les personnes riches en France et leurs success stories
  • les blogs indépendants, sur la spiritualité, la signification des rêves, le voyage astral
  • les petites boutiques d’objets artisanaux (oui c’est très niche, alors que je n’en commande jamais lol)
  • pourquoi pas les décryptages d’actus géopolitiques
  • l’architecture, l’art, les châteaux

Voilà. Et je ne vais utiliser YouTube QUE pour publier. Pas pour regarder d’autres vidéos ou observer les statistiques. Ça c’est l’idée, sur le papier. Espérons que ça va tenir.